• Mes voeux de nouvel An : « L’armée Malienne, la clé de notre destin »

     Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2015.

    Acceptons le Mali tel qu’il est. L’histoire n’est pas déterminé.

    Elle n’est pas un mécanique bien huilé qui conduirait inéluctablement la nation Malienne vers un progrès mystique.

    Elle n’obéit à aucune causalité unique, et l’incertitude qui la régit est la condition même de notre liberté. L’histoire est avant tout le fruit de la volonté des peuples et du rapport des forces qui s’établit entre eux.

    On peut se lamenter sur cette dure réalité, on le la changera pas pour autant, sauf a pratiquer la politique de l’autruche. Il convient donc de tirer les conséquences de cette situation : si le destin des nations se joue en vertu des rapports de forces, mieux vaut pour un pays détenir le maximum de puissance.

    Car celle ci s’analyse comme un gage de survie et de liberté. Elle permet de faire prévaloir son droit et ses intérêts et d’assurer son Independence. En un mot, la puissance est pour un peuple la clef de son destin.

     

    Aujourd’hui, tout autant qu’hier, méconnaitre la nécessité de la puissance de nos forces armées et de sécurité conduit à de très graves déconvenues.

    Le gouvernement ne doit pas se fixer pour seul but le dialogue et la négociation dans le cadre de la résolution de la crise au Nord du Mali. Son rôle consiste à permettre aux intérêts nationaux de l’emporter sur ceux, souvent opposés, des autres protagonistes.

     

    Dès lors, il convient de faire évoluer en sa faveur la balance des forces en utilisant toute la palette des moyens auxquels une nation peut recourir.

    La diplomatie intervient pour tirer les conséquences formelles de la situation, c’est à dire pour récolter les dividendes du rapport de forces existant. 

    L’ art de la négociation ne peut modifier que très marginalement et très exceptionnellement cette réalité fondamentale. 

    Le meilleur diplomate ne fera pas d’un pays vaincu une nation victorieuse

    Malheureusement, le gouvernement ne cherche plus à modifier les rapports de forces sur le terrain au bénéfice du Mali. Seule l’anime une obsession frénétique de dialogue et de négociation.

    Comme si sa seule tache était d’entretenir des contacts mondains avec les groupes armés.

    Croire que pour tout conflit il y a une solution négociable est une profonde erreur qui ne peut conduire qu’aux pires déboires. 

    Lorsque le rapport des forces n’est pas favorable, le dialogue conduit à l’impasse, car l’adversaire ne considèrera rien.

    Si aucune véritable solution négociée n’est possible à Alger, c’est précisément parce que les groupes armés sont en position de force.

    Dès lors, refuser d’engager l’épreuve de force militaire sur le terrain avec l’adversaire, c’est à terme, entériner sa victoire.

    De même, vouloir négocier avec des organisations terroristes sans prendre des gages, sans exercer de représailles, c’est s’exposer à subir les pressions de l’adversaire et à devoir finalement accepter ses conditions.

     

    La révolution à la Malienne

     

    Il convient de rendre sa puissance au Mali. Je rassure tout de suite les bonnes âmes : la puissance n’est pas une conception exclusivement militaire. Elle est tout ce qui renforce la nation.

     

    Au premier rang vient la population. car “ il n’est richesse que d’homme”. Une nation puissante s’appuie nécessairement sur un peuple nombreux et jeune.

    Notre puissance et notre survie dépendent des courbes de la natalité Malienne.

    Le regain démographique, c’est le retour à la jeunesse, donc à l’esprit de conquête, c’est la vigueur, l’affirmation de soi, l’enthousiasme et l’ambition, bref, la vie et la puissance. La natalité n’est donc pas une question personnelle, c’est aussi l’affaire de la communauté toute entière, et il est criminel de faire le silence sur le complot contre notre pays à travers les programmes de planification familiale.

    Une grande politique nataliste est urgente et vitale aujourd’hui au Mali 

    La puissance repose aussi sur l’économie.

    Le plus souvent, les pays sont classés selon l’importance de leur produit national brut. Car la richesse matérielle et la capacité de production ouvrent des possibilités d’action immenses et donnent des moyens d’expansion considérables.

     Encore faut t il que les potentiels industriels et financiers ne soient pas les rouages d’une machine obéissant à une logique contraire à l’intérêt de la nation.

     Pour échapper à ce destin funeste, le gouvernement doit développer des actions offensives en misant sur la constitution ou le développement de grandes entreprises Maliennes capables de concurrence les sociétés Asiatiques et de la sous région.

     

    Enfin, la puissance est aussi militaire. Et sous cette forme, elle est essentielle. Car en dernier ressort, c’est elle, et elle seule qui est décisive.

    Or dans ce domaine, le Mali se laisse affaiblir.

    Ne nous leurrons pas. Notre défense face au terrorisme est restée d’autend plus solide que notre territoire est géographiquement inclus dans la zone contrôlée par les forces Francaises et Africaines. Notre Independence est donc loin d’être aussi totale qu’on nous l’a dit.

    La volonté de puissance

    Nous sommes les héritiers d’une civilisation de conquête, qui eut, tout au long de l’histoire, le génie de refuser la superstition et l’obscurantisme.

     Réanimons alors la flamme de nos ancêtres et renouons avec l’esprit prométhéen de notre culture. Notre avenir est dans notre volonté de puissance

    Je vous souhaite à tous, bonne et heureuse année 2015

  • L’offensive industrielle

    Il est impératif de développer une stratégie industrielle offensive, en appliquant notamment les principes de l’intelligence économique.

    Le gouvernement doit mettre en place des comités stratégiques, secteur par secteur, afin de mobiliser, à côté des entreprises concernées, tous les moyens de l’État et de les concentrer sur des objectifs opérationnels : conquérir le marché national et sous régional, créer un grand groupe industriel national ou sous régional, riposter à une offensive commerciale chinoise.

    Dans cet esprit, il est essentiel que l’État suscite et porte à nouveau de grands projets industriels d’intérêt national.

    La puissance publique devrait réagir par la mise en œuvre de projets de grande ampleur pour libérer le Mali de cette dépendance asiatique pour les produits de prémière néccessité (riz, sucre, mil etc). De grands projets devraient être développés par ailleurs dans tous les secteurs de la haute technologie, ceux qui conditionnent l’avenir.

    Plus globalement, Je pense que le gouvernement doit se préoccuper de susciter, favoriser et encourager la création de grands groupes industriels capables de devenir, chacun dans leur secteur, des numéros un sous régionaux. Il faut à notre Pays une véritable stratégie industrielle visant à placer le Mali en tête dans tous les domaines d’activité possibles.

  • 12 Propositions pour une armée républicaine et efficace au Mali

    1. Prendre en compte les menaces potentielles, notamment en provenance du Nord.
    2. Se protéger de la volonté hégémonique des occidentaux en se libérant de la tutelle de la France
    3. Créer une Alliance militaire avec les pays du Sahel pour constituer par la coopération entre les armées nationales une force militaire de premier plan qui puisse à terme devenir l’équivalent de l’armée Française.
    4. Constituer une force armée d’intervention polyvalente puissament équipée en hélicoptères, missiles et blindés, et capable d’intervenir rapidement et efficacement pour protéger les intérêts du Mali.
    5.  Renforcer l’armée de l’air en la dotant des appareils indispensables à toute opération militaire d’envergure
    6. Instituer une garde nationale formée de volontaires et de réservistes afin d’assurer la sécurité de la population et du territoire Malien.
    7. Rattraper le retard pris dans l’équipement des armées.
    8. Renforcer les services de renseignements et les doter des moyens de haute technologie.
    9. Développer l’esprit de défense notamment en faisant à l’école la promotion des valeurs de patriotisme, de courage et de service.
    10. Donner à l’armée la considération qui lui est due au regard de l’éminente mission de protection qui est la sienne.
    11. Valoriser le statut des militaires de carrière afin d’améliorer leurs conditions matérielles et de leur rendre le prestige auquel ils ont droit.
    12. Honorer les anciens combattants en raison des sacrifices qu’ils ont consentis pour la nation et leur accorder un surcroît de considération.
  • 10 Propositions pour un enseignement de qualité et de Masse au Mali

    L’éducation des enfants relève prioritairement et naturellement des parents, cependant leur instruction s’organise de façon quasi exclusive au sein des écoles, publiques ou privées.

    Les familles attendent donc de l’école l’apprentissage des savoirs de base (lire, écrire, compter) et la transmission d’un certain nombre de connaissances essentielles à la vie en société et à la compréhension du monde actuel.

    1. Introduire entre les écoles une saine émulation qui pousse à l’amélioration de la qualité des enseignements.
    2. Diversifier les cursus secondaires de sorte que chacun puisse suivre une voie correspondant à ses goûts et à ses capacités.
    3. Instaurer les études professionnelles en alternance pour que cette filière bénéficie du prestige et de l’attrait que méritent les métiers manuels.
    4. Fixer pour objectif à l’école fondamentale d’apprendre à lire, écrire et compter, objectif qui, bien qu’essentiel, n’est plus atteint aujourd’hui par tous les élèves.
    5. Mettre à l’honneur le goût de l’effort à l’école sans lequel il n’y a pas d’apprentissage possible.
    6. Faire respecter les règles de discipline à l’école au moyen de sanctions à l’encontre de ceux qui les enfreignent.
    7. Assurer l’autorité des enseignants en veillant à ce qu’ils soient soutenus par leur hiérarchie et que ceux qui leur manquent de respect soient sanctionnés.
    8. Améliorer la condition matérielle des professeurs dont l’utilité pour la communauté nationale doit être reconnue.
    9. Accorder aux universités une réelle autonomie garante de la qualité des enseignements et de l’amélioration permanente du niveau d’études.
    10. Permettre une pratique continue du sport de l’école fondamentale à l’université en application du précepte « un esprit sain dans un corps sain ».