Pour moi, le lien étroit entre les transports et les territoires et leur organisation à toutes les échelles spatiales existe, puisque les transports influencent la localisation des activités (agricoles, industrielles, touristiques et de services), en fonction de la distance temps et de la distance coût.

Dans ces conditions, les voies ferrées permettant des vitesses rapides aux alentours de 120 à 160 km/h, au lieu des vitesses moyennes au Mali que j’ai observé (20 à 50 km/h), pourront faciliter les trafics des trains de marchandises et de voyageurs, et contribuer à vivifier la vie socio-économique, du local au global, puisque tout est lié et doit être en adéquation.

Par conséquent, la vitesse des trains réduira d’autant la concurrence avec la route. Routes pour lesquelles le  gouvernement Malien n’est pas en mesure d’assurer l’entretien, compte tenu du nombre très important de kilomètres (630km entre Bamako et Kidira).

 

La concurrence entre le rail et la route ou bien le choix de la route a longtemps été présenté par les différents gouvernements Maliens comme la panacée pour favoriser des tarifs bas de transport.

 

Cependant, elle a fait émerger des problèmes quant à l’aménagement du territoire et à la vie socio-économique notamment des ruraux de la région de Kayes.

 

Si le développement suppose connexions, réseaux et flux de toute nature, un aménagement raisonné du territoire est nécessaire
pour diminuer la complexité, et pour réduire les coûts de cet aménagement.

 

Le chemin de fer se pose comme un élément incontournable, puisque les externalités dues à la route augmentent le coût de l’aménagement du territoire ainsi que les prix à la consommation. La représentation dominante du bien fait de la concurrence
rail-route est un leurre, si l’on ne prend pas en compte les effets induits, qui se traduisent au final par l’exclusion de population par augmentation des coûts. Même si parfois dans un premier temps, la route parait moins cher, le service n’est pas identique. Plus encore, compte tenu des perspectives de pénurie énergétique, de changement climatique et des coûts futurs du transport, ceux-ci sont insoutenables par les populations.

D’après mes analyses, la prise en compte du coût des externalités dues à la route Bamako-Kidira devrait permettre de contribuer à un report du trafic de la route sur le rail, celui-ci favorisera une dynamique socio-économique qui devrait contribuer à la baisse de la misère.

 

TELECHARGER – la note sur – Le chemin de fer Bamako- Kayes pour un développement durable des villages

 

 

Bloc Patriotique

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