Tout homme a ses mystères et ses contradictions, ceux de Seydou Badian Kouyaté s’articulent autour de la cohabitation d’une vision traditionnelle de la société Malienne avec un tempérament visionnaire, qui en faisait un des esprits aigus de son temps.

Il a signé une des œuvres les plus profondes de notre époque, dans une langue constamment limpide.

Seydou Badian Kouyaté est l’un des pères de l’indépendance du Mali. C’est un homme politique avant tout et il a  été ministre dans le gouvernement de Modibo Keita (premier président de la jeune république du Mali).

Seydou Badian Kouyaté était le ministre de l’Économie rurale et du Plan, puis ministre du Développement.

A la suite du coup d’État mené par Moussa Traoré en 1968, il connaitra la prison de  Kidal. A sa libération, il s’exila au Sénégal pendant la dictature militaire au Mali.

C’est lui qui est le compositeur de l’Hymne national du Mali. Après il a écrit des romans. Son roman à succès est Sous l’Orange étudié dans la plupart des pays francophone d’Afrique.

 

Nous sommes nombreux à avoir l’impression d’avoir perdu un être proche. Pour ma part, et malgré son grand âge, il m’a fallu sa mort pour que je prenne conscience que j’avais toujours pensé le rencontrer un jour. Le contraire me semblait inconcevable.

 

On a toujours connu Seydou Badian Kouyaté plein d’énergie et de dynamisme ; c’était aussi un homme de conviction qui critiquait les tenants de la realpolitik et défendait les libertés et les Droits de l’homme.

 

On pouvait contester certaines de ses prises de position, et, peut-être, la vigueur avec laquelle il les exprimait parfois. Mais aucun observateur sérieux ne remettait en cause son intégrité et sa grande rigueur intellectuelle.

Il manquera à la géopolitique Malienne.

Séga DIARRAH

(c) diarrah.org

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