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 A tous ceux qui, au jour le jour, partout au Mali, ouvrent les voies de la renaissance

Deja au temps ‘de l’adolescence, mon instinct me poussait à prendre le chemin qui est le mien aujourd’hui. A cette époque deja, j’étais pénétré de la conscience toute simple de ma patrie, mais aussi du sentiment plus sourd d’une communauté d’histoire et de civilisation avec les autres peuples.

Je me souviens encore des moments ou j’étais très jeune, lorsque nous nous retrouvions , entre camarades, le soir au bord du grand boulevard de l’aéroport, nous faisions le serment de servir notre peuple.

Serments juvéniles mais profondes convictions qui ne m’ont jamais quitté, précisément parce qu’elles n’ont rien de dogmatique et qu’elles s’enracinent dans la conscience des âges anciens et dans la fierté que m’inspire notre civilisation. Parviendrons nous a remettre cet héritage aux générations qui nous suivent ? telle est l’angoissante question qui détermine toute ma vie de combat.

Car je le sais, rien n’est jamais acquis, rien n’est écrit, tout se mérite et il n’est pas de grande oeuvre qui ne soit le fruit d’une volonté de dépassement.

 “une vie réussie est un rêve d’adolescent réalisé dans l’âge adulte “ disait Alfred de Vigny.

Ce rêve, je l’ai connu il y a longtemps et je ne l’ai jamais abandonné. A une autre époque, il serait sans doute incarné dans une carrière de soldat, carrière de grandeur et de servitude que j’ai un moment envisagé après l’obtention de mon Baccalauréat.

Mais aujourd’hui, il s’exprime par une action politique : combat épique ou dérisoire du rêve et de la volonté contre la pesanteur des évènements et l’inertie des hommes.

Dur est parfois le carcan qui enserre ceux qui refusent d’être les simples spectateurs du cours des événements.

Par Bonheur, il arrive que l’histoire relâche son étreinte et il est des moments privilégiés ou brusquement ce qui était impossible ne l’est plus.

 

Séga DIARRAH