• Mali : la parole du président de la république

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    Je reviens un peu sur la manière dont les réseaux sociaux, et plus généralement le public, reçoivent les déclarations de Ibrahim Boubacar Keita.

    Pendant de longues années, nous avons été habitués à une présidence « monarchique », avec un style très « en hauteur » et surtout une parole rare et définitive. Quand le président s’exprimait, la question était tranchée, l’autorité avait parlé, plus question de discuter.

    Même lorsque la décision présidentielle était une belle connerie.

    Pendant son deuxième mandat, Amadou Toumani Touré (ATT) nous a habitué a ces décisions qui arrivent un beau jour, qui ont certes été méditées, réfléchies, mais en petit comité, et qui s’imposent.

    Nous avons été habitué à ce que le président de la république fasse la clôture d’un débat, se réservant exclusivement pour ce moment et n’intervenant surtout pas avant.

    Avec IBK candidat, nous avons un président qui lance le débat et y intervient régulièrement pour répondre à ses détracteurs. C’est effectivement un autre style, qui nous oblige à traiter la parole présidentielle d’une toute autre manière.

    Cela bouscule des habitudes, et on n’aime pas ça.

    Alors plutôt que de s’adapter à ce nouveau style, on demande au président de reprendre les habits de ses prédécesseurs, auxquels nous étions habitués.

    Certes, c’est plus « brouillon », moins carré et cartésien, mais c’est aussi plus riche et plus « participatif ».

    On peut émettre des avis, exprimer des oppositions, dont il est tenu compte !

    Je ne suis pas sûr que nous y perdions beaucoup à l’abandon de ce style présidentiel (en tout cas pour ce qui est des prises de positions politiques).

    Il faudra sans doute un peu de temps pour que nous ayons de nouveaux repères.

    Il faut donner moins d’importance aux déclarations du président (sans les négliger pour autant), savoir reconnaitre ce qui mérite d’être retenu, car fruit d’une longue maturation, ce qu’il faut traiter par un « attendons de voir les actes », et enfin, ce qui est à jeter (et qui le sera si trop de gens sont contre).

    Cela demande aux journalistes et aux citoyens de réfléchir, d’analyser et de ne pas s’emballer dès que le président ouvre la bouche.

    Pas évident pour certains…

    Séga DIARRAH

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  • Séga Décrypte #15 : Le pétrole au Mali

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    Le Mali est l’un des derniers pays d’Afrique à être encore sous-exploré par les sociétés pétrolières.

    Cependant, depuis que les cours du brut se sont envolés, il y a une dizaine d’années, l’enclavement, principal obstacle des bassins pétroliers Maliens, peut être surmonté grâce à l’accroissement des budgets d’exploration.

    Malheureusement pour les Maliens, a cause d’une sélection hasardeuse des compagnies prétrolières par leurs gouvernements successifs, le pays n’a pas vu un seul forage depuis des décennies.

     

     

  • Séga Décrypte #7 : Pourquoi l’OR ne brille pas pour les Maliens ?

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    Avec les réserves d’OR dont dispose notre sous sol, le Mali peut financer sa stabilité et assurer son développement et sa croissance diffuse.

    Pourquoi l’OR ne brille pas pour les Maliens ? Quels sont les dessous des exploitations minières au Mali ? Que faut il faire pour que l’OR du Mali contribue au développement du Pays et assure la prospérité?
    Voici les questions que j’aborde dans ce numéro de décryptage en Bambara.

    le Film de d’Eric Pautporté.

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    Président de BI-TON

  • Séga Décrypte #6 : Le Franc CFA et les alternatives pour les Africains

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    le FCFA, comment et pourquoi ?

    Combien de personnes meurent chaque jour dans le monde par manque de nourriture ou de soins, non que la nourriture ou les médicaments manquent, mais parce qu’elles n’ont pas l’argent pour y accéder.

    Peut on accepter cela plus longtemps dès que l’on a compris que le Franc CFA se crée à partir de la seule volonté humaine ?

    Que ressentiriez vous si vous deviez accepter de laisser votre enfant mourrir au seul prétexte que vous n’avez pas l’argent pour le faire soigner?

    Dès maintenant, nous pouvons sortir de notre prison mentale.

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